10 Rue du Gothard
1225 Chêne-Bourg
Genève, Suisse
Présentation de la galerie
Fondée en 1991 par Barbara Polla, Analix Forever est une galerie hors normes, déployant ses projets à l’intérieur de ses murs et dans son jardin secret aussi bien qu’à l’étranger, et privilégiant les collaborations et co-élaborations avec de multiples acteurs du monde de l’art et de la culture. Attachée à révéler l’essence du geste artistique, la galerie valorise la symbolique et les processus de créations des artistes qu’elle accompagne et se plaît à explorer les interfaces, tels qu'entre dessin et vidéo, dessin et performance, dessin et peinture, dessin et histoire de l'esthétique, mais aussi dessin et nouvelles technologies. Ainsi, dès 1992, Analix Forever a montré des dessins réalisés sur ordinateur par l’artiste grec Miltos Manetas, une pratique alors peu courante, et c’est donc naturellement que la galerie s’intéresse à la double pratique manuelle et virtuelle d’une Orianne Castel, docteure en esthétique, et qui fut présente à Drawing Now en 2024. Finalement, à Analix Forever, l’amour pour l’art, le dessin, la poésie a inclus celui des mots – un amour de toujours – et, en janvier 2025, Analix Forever est devenue galerie-librairie, en collaboration avec BSN Press.
Présentation du projet
Pour le secteur Digital de Drawing Now Paris, Orianne Castel présente trois encres sur papier accompagnées de leurs croquis, des esquisses numériques réalisées au stylet sur smartphone et montrées ici sur tablette. Ce travail prend la forme d’un ensemble d’hommages à la peinture de Bonnard, Vuillard et Matisse, à travers des compositions associant des motifs empruntés à leurs œuvres à des vues d’intérieurs de l’artiste.Si le recours au numérique constitue un élément structurant du processus de travail de Castel, l’écart entre les études et les dessins définitifs met en évidence un déplacement du statut de l’image. Dans les croquis, des tracés rapides et volontairement allusifs, aux couleurs très vives, dessinent des compositions réduites à l’essentiel. Dans les œuvres finales, plusieurs de ces compositions épurées s’entrelacent et se stabilisent dans un agencement complexe, élaboré selon un vocabulaire formel issu de l’observation du tableau lui-même : carré du cadre, croix du châssis, lignes entrelacées de la trame de la toile. Les gestes deviennent minutieux, les couleurs se réduisent à un nuancier de gris, et le dessin s’affirme comme un espace de construction et de réflexivité