Talks et performances

Jeudi 26 mars

VisuelTALK-CEA1
VisuelTALK-Art faber
VisuelPERFORMANCE

14h30 — Programme CURARE, secteurs process et digital x C-E-A

Modération : Joana P. R. Neves (directrice artistique du salon)

Invitées : Lucie Ménard (curatrice indépendante), Sarah Navasse et Guénaëlle de Carbonnières (artistes)

Les dessins des artistes Guénaëlle de Carbonnières et Sarah Navasse sont construits strate par strate durant un long processus hanté par d’autres techniques, comme le vitrail ou la photographie. Ils jouent sur l’accumulation et l’apparition simultanées d’images issues de la mémoire collective. Présentée par la curatrice Lucie Ménard*, cette thématique sera le fil conducteur d’une discussion à trois autour du travail des deux artistes sélectionnées par elle. Présenté dans le secteur PROCESS ces corpus explorent transparence et opacité, des temporalités qui se croisent - une véritable archéologie des images.

* Lucie Ménard porte un regard sur le secteur Process et Digital dans le cadre du partenariat renouvelé pour la deuxième année consécutive avec l’Association française des commissaires d'exposition – C-E-A.

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© Anna Püschel

Lucie Ménard

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Guénaëlle de Carbonnières

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Sarah Navasse

18H - y a t-il un dessin art faber ?

Modération : Alison Moss (rédactrice en chef adjointe du Quotidien de l'Art)

Invité.es : Grégory Desauvage (vice-Président du Collectif international de l'Art faber), Emmanuel Tibloux (directeur de l'École nationale supérieure des arts décoratifs) et Laure Tixier (artiste)

Comment les mondes économiques s’immiscent-ils dans la création ? Le collectif Art Faber, intégré au Laboratoire d’Arts, Économies et Droit de l’université Panthéon-Assas, se penche sur cette question depuis sa création en 2018. Cette table ronde propose de revenir sur ce pan de la création, sur son évolution et sur son ample spectre géographique, en abordant les spécificités du dessin, discipline longtemps mise au service de l’artisanat et de l’industrie, avant de se voir reconnaître une pleine autonomie artistique. Qu’elles soient critiques ou laudatives, inspirées de faits réels ou fantasmés, les œuvres « fabériennes » interrogent notre rapport au travail et nous invitent même, parfois, à le renouveler : l’articulation entre art, artisanat et production industrielle du Bauhaus, dans les années 1920 et 1930, constitua par exemple un levier décisif de transformation sociale. Se pose, en filigrane, une question plus vaste : jusqu’où peut aller l’interpénétration de ces deux mondes ?

Langue : Français

© Beryl Libault
© Beryl Libault 

Emmanuel tibloux

© Aurélie Bambagioni
© Aurélie Bambioni

Laure Tixier

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Grégory Desauvage

19h30 - François Morelli - À bout portant

À bout portant est une performance de dessin en trois étapes qui sera présentée en première durant Drawing Now. Outre un assortiment de supports, d'outils et de techniques de dessin, Morelli est assisté par ses Belt Heads. Fabriquées à partir de ceintures usagées, ces prothèses sculpturales sont à la fois les sujets et les objets de sa pratique artistique intersectionnelle depuis plus de vingt-cinq ans. Travaillant à l'horizontale directement sur le sol sur de grandes feuilles de papier, des gestes de dessin incarné s'étalent au fil du temps sur les murs adjacents. De nature énigmatique et étrange, l'oeuvre s'appuie sur une approche improvisée du mouvement et de la création de traces. Qui dessine quoi... et pourquoi ? Parfois narrative, l'oeuvre reste conceptuelle tout en explorant divers types de contraintes physiques et psychologiques.

« Mes oeuvres, soient bi ou tri dimensionnelles, performatives ou installatives, se réclament de l’hybridité, de l’hétérogénéité et de l’iconoclasme. Elles s’inscrivent par ailleurs dans la tradition du bricolage en s’appropriant d’objets et de matériaux détournés. Les Belt Head ont été fabriquées à partir de vieilles ceintures récupérées, rivetées et nouées. Muni d’un gant à l’intérieur, elles opèrent comme des marionnettes et deviennent vivantes une fois manipulées. Elles se transforment et changent leur utilisateur. Ces têtes font partie de mon intérêt pour la figure humaine en sculpture et pour l’utilisation de prothèses en performance. Après avoir découvert que les Belt Heads peuvent tenir un pinceau avec leurs bouches, elles se sont mises à dessiner lors d’expositions et de performances mais aussi en atelier. » - François Morelli

Portrait de François Morelli

Figure majeure de l’art visuel et de la performance au Canada, François Morelli est reconnu comme l’un des pionniers de l’art relationnel. Sa pratique pluridisciplinaire, qui englobe le dessin, l’estampe, l’installation, la performance, la sculpture et la peinture, interroge le statut de l’objet et les conditions de perception de l’œuvre. Son travail explore les notions de passage, de circulation et de transformation, où l’œuvre devient souvent la trace d’une action ou d’une intervention, inscrivant dans l’espace et le temps les relations entre l’artiste, la société, les individus et les objets. François Morelli vit et travaille à Montréal.